Bio ! Vous avez dit ... Bio ?

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Les mesures agri-environnementales visant à soutenir les conversions d'exploitations agricoles à l'Agriculture Biologique disposaient d'une enveloppe de 96 millions de francs pour 1999.

La conversion de son exploitation au mode de production biologique est une période économiquement délicate pour l'exploitant agricole.
Cette même année a cependant vu 2000 producteurs convertir leur exploitation à ce mode de production.
Ces conversions, dans le respect des réglementations et selon les filières de production s'étaleront sur deux ou trois ans.

En France aujourd'hui plus de 8000 exploitants agricoles mettent quotidiennement en pratique les principes du mode de production biologique.
En 1999, les surfaces exploitées suivant ce mode de production représentaient 316 000 hectares soit 1,1 % de la surface agricole utile de l'hexagone et une augmentation de 44 %.

Polyculture ou élevage un développement rapide     | haut de page |

La majorité des produits agricoles existent aujourd'hui en version "Bio" et se développent rapidement. Le leadership de ce développement revenant aux filières de l'élevage.

Le cheptel bovin bio s'est développé rapidement avecune progression de plus de 40 % en 1999 pour atteindre près de 50 000 têtes de bétail soit 0,6 % du cheptel français.

La production laitière qui représente 54 % du troupeau se concentre géographiquement principalement à l'Est et dans le Grand Ouest du pays.
Les Pays de la Loire restent la première zone d'élevage.

Le troupeau allaitant est quant à lui mieux répartit.

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Nous retrouvons les Pays de la Loire et la Bretagne en tête pour les productions de porcs, de poulets et d'oeufs Bio.

Encore confidentielle en valeur relative, en passant à 37 000 têtes, la production de porcs a à nouveau quasiment doublé en 1999. Le cheptel de poules pondeuses, avec 1,3 million de têtes, ne progresse que de 30 %, moins donc qu'en 1998. Avec 5,4 millions de têtes, la production de poulets bio poursuit sa progression avec + 50 % de mises en place.

Le cheptel ovin, quant à lui, bio a progressé de plus de 50 %. le Sud-Ouest et, en particulier, Midi-Pyrénées en est la première région d'élevage en lait comme en viande.

Le déficit en alimentation biologique pour animaux s'accroît ...
Malgré la forte augmentation des conversions d'exploitations à la productions végétales biologique, les délais de conversion et la montée en puissance des productions animales biologiques ont creusé le déficit en alimentation des filières animales biologiques en 1999.

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Malgré leur progression 32 % soit 0,5 % des surfaces en grandes cultures du territoire, les céréales, oléagineux et protéagineux cultivés en France ne suffisent pas à satisfaire la demande croissante en alimentation animale biologique.

Les surfaces cultivées en grandes cultures : de céréales, oléagineux et protéagineux, ont progressé de  32 % et représentent 0,5 % des surfaces françaises dans ce mode d'exploitation.

La montée en puissance rapide des productions animales influe sur le paysage agro-biologique français. En effet, les surfaces de pâturages et cultures fourragères ont progressé de 48 % en 1999 soit près de 70 % des surfaces exploitées selon le mode de production biologique.

Ce déficit français en protéines pour l'alimentation animale a progressé d'environ 80 % en 1999 et a atteint 8.600 tonnes soit 60 % des besoins. Les fabricants d'aliments sont donc contraints à 'importer des semences et tourteaux certifiés d'Europe ou de pays tiers pour fabriquer des aliments pour animaux.

Les vergers biologiques ont progressé de 28 % et la région Rhône-Alpes garde le leadership de cette filière.
La Bretagne reste la première région pour les surfaces en légumes bio ou en conversion qui voient une progression 21 % en 1999.
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Disparités régionales     | haut de page |

Si nous constatons une forte progression de l'agriculture biologique dans toutes les régions en 1999 le Sud et l'Ouest de la France gardent et consolident leurs positions de leaders avec de respectives progressions de  59 % et  50 %.

Le Sud, l'Ouest et l'Est de l'hexagone sont, depuis maintenant plusieurs années, les trois pôles principaux du développement de l'agriculture biologique. Le mode d'exploitation biologique en agriculture y représente une valeur relative importante des surfaces agricoles comme par exemple : 5,1 % pour le Var, 2,8 % pour le Doubs, 2,6 % pour la Loire-Atlantique.

La Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire sont parmi les premiers départements pour l'élevage des bovins et la céréaliculture biologique. l'Aveyron et la Lozère eux restent leaders en élevage ovin lait biologique. Ces quatre départements affichent avec l'Orne et la Drôme les plus importantes progressions des surfaces en conversion en 1999.

Seuls quatre départements français comptent plus de 10 000 hectares exploités en agriculture biologique ou en conversion en 1999.

    Avec le développement des filières de production, le secteur agro-alimentaire participe également au développement du bio-alimentaire.Conjointement à la montée en puissance de la production, le marché du Bio poursuit son développement dans tous les secteurs de l'agro-alimentaire.

En 1999, 4700 tranformateurs, soit 3 fois plus qu'en 1997, tant artisans qu'indutriels ont développé, dans les respects des réglementations, des produits Bio.

Deux secteurs agro-alimentaires biologiques se distinguent plus particulièrement : l'alimentation pour enfants et les produits frais.

Perspectives de développement    | haut de page |

Pour la France, outre les derniers évènements intervenus dans les secteurs des produits agro-industriels ( hormones, dioxine, ESB, listériose, salmonellose, farines animales, OGM, ...) la mobilisation des différents acteurs de la filière "Bio" pour expliquer aux consommateurs l'esprit, les principes et les valeurs de l'Agriculture Biologique à certainement contribuer à sensibiliser les consommateurs à l'esprit, au valeurs et à la qualité des productions Bio.

Sur le plan européen, la production française améliore sa position pour la seconde année consécutive. Elle pèse pour environ 9 % des surfaces européennes exploitées sur le mode de production biologique et se range en cinquième position derrière l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne et, l'Autriche.

Cependant, la progression de la demande d'une part et des délais de conversion des exploitations de l'autre, contribuent au déficit du marche national sur la plupart des produits végétaux comme pour le lait. Pour répondre à une demande croissante transformateurs et distributeurs français complétent donc leurs approvisionnements , plus particulièrement d'Espagne, d'Allemagne, d'Italie, et d'autres pays tiers.

Simultanément,  un certain nombre de produits agricoles et agroalimentaires français de développent à l'exportation, comme, par exemple, les vins les volailles, les œufs, les légumes. Ces exportations visent, comme pour les français, à compléter les approvisinnements de marchés en plein développement comme le Royaume-Uni par exemple.

Outre le développement des filières de production, de tranformation et de distribution au plan national, les professionnels voient simultanément s'ouvrir un marché européen.

Sources : Etude réalisée par Observatoire National de l'Agriculture Biologique en collaboration avec la FNAB et Bioconvergence.

 
 

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