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En 2006, selon le baromètre de l’Agence, 43 % des Français ont consommé au moins un produit issu de l’agriculture biologique et le panier de ces adeptes s’est élargi, passant de 4,4 à 5 catégories de produits en moyenne. Les points de vente se multiplient : 2 800 magasins proposent du bio dans leurs rayonnages, ainsi que 1 500 boutiques spécialisées. Si bien que la consommation progresse de l’ordre de 10 à 15 % par an. « Consommer bio fait partie d’une mobilisation progressive en faveur de l’environnement », analyse, confiante, Elizabeth Mercier. Nous avons assisté , au cours de ces dernières années, à un intérêt accrû des consommateurs pour les aliments biologiques. Aujourd’hui, les aliments biologiques représentent un secteur de l’industrie alimentaire modeste mais en croissance, avec un label de produit bien défini et protégé par la réglementation. Leur existence contribue à accroître la diversité des produits proposés au consommateur, parmi lesquels il peut faire son choix. Mais pour quelles raisons les consommateurs décident-ils de choisir des aliments biologiques ? La production des aliments biologiques suppose la même implication des scientifiques et des technologues de l’alimentation "conventionnelles" et se trouve soumise aux mêmes exigences de fabrication et de sécurité que le reste des produits alimentaires. Les produits biologiques doivent impérativement répondre à des exigences réglementaires supplémentaires concernant leur élaboration, composition et étiquetage. Aucun produit biologique ne peut être vendu sans un certificat de conformité décerné par un organisme de contrôle. Quatre vingt quinze pour cent des composants d'un aliment organique doivent être biologiques et donc avoir été produits par un producteur biologique agréé. Lors de leur commercialisation, les aliments biologiques doivent être clairement identifiés et séparés physiquement des aliments non biologiques. Par conséquent, une exigence clé lors de la production et la transformation des produits biologiques est leur traçabilité. Il est vital pour les transformateurs de montrer le lien positif existant entre leur aliment et les matières premières biologiques qui le composent. Certaines entreprises de l’agro-alimentaire sont spécialisées dans les aliments biologiques, mais la plupart ne le sont pas. Elles doivent utiliser des procédures permettant une séparation complète entre produits biologiques et non biologiques (Ex : Guidelines for organic food manufactures, cité par OFF, The Organic Food Federation, http://www.orgfoodfed.com/ ), et doivent pouvoir prouver cette séparation par l’enregistrement des informations appropriées. Une grande majorité choisissent de travailler immédiatement après un nettoyage complet, bien qu'une purge soit parfois effectuée pour les fabrications par voie sèche. Toutes ces mesures permettent au consommateur d’être sûr du type d’aliment qu’il achète. La réglementation touchant aux produits biologiques concerne également les procédures d'hygiène et la lutte contre les nuisibles. Tous les matériels de nettoyage et de désinfection autorisés peuvent être utilisés, mais, par exemple, les produits de nettoyage et de désinfection dits "sans rinçage" doivent être obligatoirement rincés avant la fabrication d’aliments biologiques. Les matériels et produits de lutte contre les nuisibles sont également sévèrement limités par la réglementation biologique. L’accent est mis sur la mise en oeuvre de mesures préventives comme l’hygiène, le nettoyage et l’exclusion. La congélation, le chauffage ou l’utilisation de dioxyde de carbone sont préférés pour les ingrédients infestés. Les produits organophosphatés et les carbamates sont interdits sauf circonstances exceptionnelles. Des produits naturels de lutte contre les nuisibles, comme le pyrèthre, sont autorisés mais leur usage est très contrôlé et limité. L’utilisation d’appâts autorisés pour rongeurs n’est pas limitée (The Institute of Food Science & Technology, Public Affairs and Technical & Legislative Committees, Information Statement, July 2003, http://www.ifst.org/ ). La santé est une autre dimension importante dans le choix du consommateur. Le fait de considérer les aliments biologiques plus sains que les non-biologiques est, cependant, sujet à caution, en dépit du fait que l’impact positif du bio sur l’environnement est bien réel et prouvé. Néanmoins, « il a été montré que les aliments produits de façon biologique ont des niveaux de résidus de pesticides et de médicaments vétérinaires et, dans de nombreux cas, des taux de nitrates,moindres » (FAO, 2000). Malgré cela, nombre continuent à penser que “… il n’existe actuellement pas de preuve pour dire que les aliments biologiques sont significativement différents au regard de leur sécurité sanitaire et de leur contenu nutritionnel des aliments produits de façon conventionnelles” (Professeur Sir John Krebs, Chair, UK Food Standards Agency, 2000]. En fait, la UK Food Standards Agency a annoncé qu’il n’y a pas de différence entre aliments biologiques et non-biologiques. L’Agence a peut-être oublié une étude (K Woese, D Lange, C Boess, KW Bogl, A comparison of organically and conventionally grown foods: results of a review of the relevant literature, Journal of Science, Food and Agriculture, 74, 281-293, 1997) inventiriant 150 projets de recherche comparant tous aliments biologiques et non-biologiques. Cette étude confirme qu’en dépit de méthodes de recherche très variables, les constats ont tendance à montrer moins de contaminants ou composants indésirables, et dans le même temps, plus de composants désirables (comme les vitamines) dans les aliments biologiques en regard d'aliments non- biologiques. Les valeurs nutritionnelles des aliments biologiques sont très impressionnantes Les profils de consommateurs bioLes consommateurs d’aliments biologiques peuvent être divisés 3 catégories principales : • Les consommateurs porteurs d’une certaine idéologie, motivés par l’environnement et les droits de l’animal, • Les consommateurs soucieux de leur santé. • Les indécis, facilement retournés par les médias et influencés par les prix et la disponibilité des produits. Environ la moitié des consommateurs d’aliments biologiques sont des cadres ou exercent une profession libérale et ont entre 25 et 49 ans (Piason, 1999). Source: www.organic-europe.net , rapport sur la France Sondage exclusif CSA / Printemps BIO - Avril 2001 - Les Français et les produits Bio Ce sondage auprès des consommateurs français (A) confirme le développement des produits Bio Dans l'alimentation des Français dont 50 % consomment aujourd'hui des produits issus de l'agriculture biologique. 47 % d'entre nous consomment des produits Bio. 19 % en consomment régulièrement, contre seulement 9 % il y a trois ans (B). Cela traduit nettement un phénomène de recrutement et de fidélisation. Hommes et femmes consomment à niveau égal avec 48 % de consommateurs masculins et 45 % chez les femmes. Les " quadragénaires " et les " quinquagénaires " sont les principaux consommateurs de produits Bio, en particulier pour les 50-64 ans qui sont 57 % à en consommer. Toutes les catégories sociales sont concernées : 47 % de consommateurs chez les ouvriers 52 % chez les cadres Toutes les zones d'habitation sont représentées : 49 % de consommateurs en milieu rural 44 % de consommateurs à Paris en zone urbaine donc Les produits Bio: une réponse satisfaisante aux attentes du consommateur 73 % citent la santé comme motivation de consommation des produits Bio et 40 % évoquent la sécurité alimentaire. Les motivations éthiques et environnementales représentent 46 % des réponses des consommateurs. La Bio est meilleure ! Deux tiers des Français soit 66 % citent la qualité des produits Bio et leur saveur comme motivation de consommation . Ils n'étaient qu'un quart il y a 10 ans (3). La Bio plus chère : c'est normal 59 % des Français trouvent logiques de payer plus cher les produits Bio, compte tenu de la mise en œuvre de techniques agricoles contraignantes et exigeantes, d'un emploi accru de main d'œuvre et de coûts de contrôle importants. Ce chiffre atteint 85 % chez les consommateurs réguliers. 57 % des Français sont prêts à payer un produit Bio plus cher que le même produit non biologique. Une notoriété en forte progression pour le label AB Aujourd'hui, 41 % des personnes intérrogées déclarent connaître la marque AB, signe officiel distinctif des produits issus de l'Agriculture Biologique, contre environ 10 % (4) en 1998, soit une notoriété multipliée par 4 en trois ans. 49 % des consommateurs s'estiment aujourd'hui bien informés sur la nature, composition et provenance des produits , contre 17 % en 1998 (4). 48 % des français qui s'estiment cependant encore mal informés sur la Bio, ce chiffre s'élève à 59 % chez les non-consommateurs. (A) Sondage exclusif CSA / Printemps BIO réalisé par téléphone au cours de la première semaine d'avril 2001, auprès d'un échantillon national représentatif de 1 003 personnes, âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et taille d'agglomération. (B) Enquête IFEN/INSEE 1998 (C) Enquête INRA/Monoprix, 1990-91 (D) Enquête INRA/ENITHP, 1998
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